Bertrand Dorny
 
Bruxelles

Les mots dans les feuilles ou les découpages de Bertrand Dorny
Bibliotheca Wirttockiana du 20 mai au 26 aout 2006
 
PROLOGUE
Lorsqu’en 1591 Giovan Paolo Gallucci traduit en langue ‘vulgaire’ , c'est-à-dire en italien, les quatre livres sur La symétrie des corps humains de Dürer ; il eut la bonne idée d’en rédiger lui-même un cinquième dans lequel il soulignait le rapport étroit qui existe entre la peinture et la poésie, la première étant une « poésie qui garde le silence » et la seconde « une peinture qui parle ». Après quatre cents ans cette subtile affinité liant le peintre et le poète — ce qu’aujourd’hui on pourrait appeler ‘dialogue’— est toujours d’actualité.
On a déjà dit beaucoup sur notre ami Dorny, appelé tantôt « le géographe inspiré » (l’exposition à la Bibliotheca Wittockiana en 1992), tantôt le faiseur de « mots miroités » (l’exposition à la Bibliothèque Publique d’Information au Centre Pompidou en 1995), tantôt encore« l’homme papier » (exposition à la BnF, rue de Richelieu, en 2003). Mais j’estime après avoir médité la phrase de Gallucci, que l’image la plus fidèle de cet artiste insolite ne pouvait être mieux tracée que par la plume de l’un de ses plus proches complices. Je laisse donc la parole au poète Yves Peyré.
- Michel Wittock

Mardi 19 Septembre 2017